Le chemin est long
Hamburger, cheeseburger, grande frite, petite frite, grand Coca, kebab, salade, tomate, oignons, pizza Cheezy Crust : autant de mots qu’il y a de calories dans une seule bouchée. Venez comme vous êtes mais comment êtes-vous au final? Nos yeux et nos estomacs y sont habitués, et cela pousse partout comme des bourgeons au printemps. Quand on regarde notre façon de manger, c’est vraiment mauvais. La situation ne s’améliore pas, on s’enlise dans notre propre alimentation. On est devenu comme les Américains. L’obésité est fréquente chez les ados, et même chez les plus petits. Pour comprendre ça, il faut commencer par les parents.
La note est lourde
Les gens sont occupés par leur travail, leurs loisirs ou trop paresseux, alors ils négligent comment bien manger tant que ça ressemble à de la nourriture. On commande, on achète du prêt-à-manger, on gagne du temps et on utilise le temps de cuisine pour faire autre chose, souvent rien d’important. La peau grasse, des boutons brillants sur le visage, un teint terne, les joues gonflées et brillantes, c’est le signe du « malbouffeur ».
On mange des produits de plus en plus dangereux pour la santé, avec beaucoup d’agents conservateurs et d’ingrédients cachés sous de faux noms. Les aliments deviennent comme des médicaments, ils ne sont plus faits dans de grandes usines, mais dans des laboratoires très sophistiqués. On ajoute beaucoup de graisses, de colorants, de sel, de sucre et d’additifs E.
Ces substances, mélangées à d’autres produits artificiels, ont des effets graves sur le corps humain. Il faut faire très attention. Les études montrent que cuisiner avec de vrais aliments, même si certains fruits et légumes ont des pesticides, coûte moins cher et est plus sain que les produits industriels. Les aliments « bio » sont une autre façon de bien manger, mais ils sont un peu plus chers.
Remettre les compteurs à zéro
Réapprenons à manger, à sentir et à ressentir les saveurs. Redonnons à notre palais le plaisir de découvrir le vrai goût d’une tomate ou d’une pomme. Il faut remettre nos goûts à zéro. Apprenons à nos enfants comment planter un légume, l’arroser, le voir grandir, puis le cuisiner et enfin le manger. Rééduquons-nous à travers eux, car ils porteront ce savoir qu’ils transmettront à leur tour. Le constat est inquiétant. Combien d’enfants ont déjà vu une pomme de terre ou une carotte sortir de la terre ?
Aujourd’hui, ils sont surtout experts pour utiliser une manette vidéo, loin des champs. Doivent-ils penser que les haricots verts poussent dans des boîtes de conserve ? C’est possible. L’éducation des enfants ne marche que si les parents sont eux-mêmes éduqués. On ne peut pas enseigner de bonnes habitudes alimentaires si chaque samedi on mange du McDonald’s. Et les publicités ne cessent de nous bombarder sur nos écrans. Nous savons que les publicités sont très fortes pour convaincre, surtout les enfants.
Mais comment croire une pub, surtout pour des hamburgers, quand en bas de l’écran il est écrit « Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour » ? Cela semble hypocrite, non ? Alors soyons responsables et pensons différemment, pensons sainement. Bien manger ne veut pas dire manger cher, mais simplement manger ce qui ne nuit pas à notre cerveau ni à notre corps. Une personne qui mange trop ou mal dort mal, n’est pas concentrée et souffre dans son travail, ses études et sa vie de tous les jours. Cela peut aussi causer des accidents d’inattention, surtout au volant.
Travail sur le long terme
Changer ses habitudes alimentaires n’est pas facile. Il faut arrêter ce qui n’est pas bon dans notre façon de manger. Ne plus voir la cuisine comme une perte de temps, mais comme un plaisir, un jeu. Essayer de nouveaux goûts, découvrir d’autres saveurs et préparer des plats inconnus. Choisissez vos légumes et fruits, créez vos plats, inventez votre propre style, partez à l’aventure culinaire. Vous aurez peut-être du mal à arrêter une fois lancé.

